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États généraux de la bioéthique, mode d’emploi
7 février 2018
Les états généraux de la bioéthique, lancés le jeudi 18 janvier, visent à cerner les attentes des Français, dans l’optique d’une révision de la législation prévue en fin d’année.

Quel est le but de ces états généraux ?
Il s’agit de « recueillir de la façon la plus objective possible l’ensemble des avis de la société » sur une série de grands thèmes de bioéthique. Cette vaste consultation, qui démarre le jeudi 18 janvier, constitue la première séquence de la révision de la loi de bioéthique de 2011, qui avait autorisé, entre autres, la vitrification (congélation ultra-rapide) des ovocytes et l’ouverture, sous conditions, de recherches sur l’embryon. C’est ce même texte qui, pour tenir compte des évolutions de la science et des opinions des Français, prévoit une révision de la loi tous les sept ans, après organisation d’un débat public.

Qui les organise ?
Les états généraux sont pilotés par le Comité consultatif national d’éthique, qui avait été créé en 1983 par le président de la République François Mitterrand, à la suite des Assises de la recherche. Institution indépendante, le CCNE a pour mission, indique la loi, de « donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé ».